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Comment soignons-nous les petits maux du quotidien ?

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  4. 24 juillet 2018

Les comportements d’automédication diffèrent d’un pays à l’autre selon une enquête de Sanofi qui révèle l’importance de l’automédication, notre propension à l’oublier et son impact considérable sur nos vies.

Nul n’échappe à un mal de tête ou à une toux occasionnelle et nombreuses sont les personnes qui présentent de temps à autre des allergies, un mal de dos, une indigestion ou des épisodes d’insomnie. En revanche, la manière dont nous nous y prenons pour remédier à ces problèmes de santé mineurs diffère d’un pays à l’autre et, malheureusement, un grand pourcentage d’entre nous ne fait absolument rien.

Réalisée par Ipsos, cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de plus de 18 000 personnes et a porté sur leur expérience, leur connaissance et leurs pratiques en matière d’automédication au sujet de 13 problèmes de santé bénins[1].

Ses résultats sonttrès intéressants. Ainsi, globalement, la plupart des personnes interrogées (77 %) estiment pouvoir prendre correctement en charge leurs problèmes de santé bénins. Les Américains sont les mieux informés, 80 % des personnes interrogées se considérant en effet très bien informées, tandis que les Russes pensent le contraire (58 % et même 15 % lorsqu’il est question de problèmes digestifs).

Ce qui est très surprenant, c’est le pourcentage élevé de personnes qui ne font rien et attendent que leurs symptômes se résolvent d’eux-mêmes, en particulier en cas de problèmes de sommeil (39 %) et de stress (44 %). Ce constat est inquiétant d’autant plus que l’étude montre que ce sont ces problèmes qui ont le plus d’impact sur la vie quotidienne - au travail comme à la maison.
Alan Main, Santé Grand Public Sanofi

Que les attitudes individuelles à l’égard des problèmes de santé bénins soient d’ordre culturel ou qu’elles tiennent au système de santé ou à la perception du degré de gravité qui leur est prêté, le rapport fait nettement ressortir qu’une meilleure compréhension de ces phénomènes pourrait encourager le public à obtenir plus rapidement des conseils fiables et à améliorer ses pratiques d’automédication. Quel meilleur moment par conséquent que la Journée mondiale de l’automédication, le 24 juillet, pour découvrir l’importance de l’automédication et à quel point il nous est facile d’oublier son intérêt.

« Chaque jour dans le monde, un grand nombre de personnes présentent des problèmes de santé mineurs comme le stress, un rhume ou des maux de tête. Ceux-ci se répercutent sur leur vie personnelle et professionnelle et ont un impact significatif sur notre économie », indique Alan Main.

Existe-t-il des immunités nationales ?

Bien que le rhume soit un problème de santé banal - 88 % des personnes interrogées dans les pays visés par l’enquête ont en effet déclaré avoir présenté un rhume au moins une fois au cours des douze mois ayant précédé l’enquête -, la population de certains pays semble moins sujette à certaines maladies. Ainsi :

  • En Allemagne, 58 % des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais souffert de problèmes de constipation au cours de l’année écoulée, tandis qu’au Mexique, 44 % signalent avoir présenté ce problème au moins une fois par mois.
  • 37 % des personnes interrogées au Japon déclarent ne jamais avoir eu de mal de tête au cours des 12 derniers mois, alors qu’en Russie 95 % des répondants rapportent avoir eu mal à la tête au moins une fois dans l’année et 79 % au moins une fois par mois.
  • Les Japonais sont également moins susceptibles d’avoir mal au dos - 37 % déclarent n’avoir jamais présenté ce problème au cours de l’année écoulée - , tandis qu’en Russie, 84 % ont eu mal au dos au moins une fois dans l’année et qu’aux États-Unis, 62 % des personnes interrogées déclarent avoir mal au dos au moins une fois par mois.
  • Les problèmes de sommeil sont presque universels, mais les meilleurs dormeurs se trouvent au Japon (où 47 % des personnes interrogées déclarent ne pas avoir eu de problème de sommeil au cours de l’année écoulée), puis en Italie (41 %) et en Allemagne (40 %). Ces chiffres donnent néanmoins à penser que les résidents de ces pays souffrent d’un important manque de sommeil.
  • Les Japonais sont ceux qui sont le moins affectés par le stress (41 % déclarent ne pas avoir vécu d’épisode de stress au cours de l’année écoulée) et les Américains le plus (79 % rapportent au moins un épisode de stress). Toutefois, la moitié des personnes interrogées, tous pays confondus, indiquent avoir connu au moins un épisode de stress au cours des 12 derniers mois.
  • Si vous craignez les allergies, peut-être devriez-vous vivre en Allemagne où 49 % des personnes interrogées déclarent ne jamais en avoir présenté de symptôme et éviter les États-Unis (où 73 % des personnes interrogées déclarent en souffrir) ou encore le Brésil (63 %).

Bien que l’enquête n’ait pas exploré les raisons de ces différences nationales, les résultats soulèvent des questions intéressantes sur les facteurs qui pourraient jouer un rôle dans chaque pays.

Comment faisons-nous face à la maladie ?

Les professionnels de santé restent les principaux recours en cas de maladie (30 % pour les médecins et 20 % pour les pharmaciens), les Mexicains étant les plus susceptibles de consulter leur médecin généraliste.

« La structure du système de santé et les niveaux de remboursement influent sur ces comportements, mais on observe des variations qui tiennent aux problèmes de santé présentés et à la culture du pays concerné », souligne Alan Main. « Ainsi, en cas de mal de dos, d’allergies et de problèmes de sommeil et de stress, les gens vont d’abord consulter un médecin, tandis qu’ils préfèrent s’adresser à un pharmacien pour des conseils en cas de toux, de maux de tête et de douleurs menstruelles. »

Ainsi, les Japonais sont plus susceptibles de se tourner dans un premier temps vers Internet pour des conseils, quel que soit le problème de santé bénin présenté, suivis de très près par les Américains et les Russes. « Le Japon constitue une exception intéressante : 40 % des Japonais se tournent en effet vers "Dr Google" en premier, contre 14 % en moyenne dans l’ensemble des autres pays. Cela ne se traduit toutefois pas nécessairement par des ventes en ligne, puisque 2 % seulement des achats d’automédication au Japon sont réalisés sur Internet », précise Alan Main.

Tant Internet que les membres de la famille ou les amis sont des sources fréquentes d’informations et de conseils pour la plupart des problèmes de santé pris en compte dans le cadre de l’enquête.

  • Si les maux de tête affligent presque tout le monde, il existe une différence considérable dans la manière dont les personnes concernées y font face : au Japon, 45 % des intéressés consultent Internet pour des conseils et seulement 5 % s’adressent à un pharmacien, alors qu’en France, 42 % se tournent vers un pharmacien et 4 % seulement se renseignent sur Internet.
  • En cas de douleurs abdominales, 24 % des personnes interrogées aux États-Unis et 20 % des personnes interrogées en Russie se tournent dans un premier temps vers Internet. Inversement, au Mexique, 52 % des répondants déclarent consulter directement un médecin généraliste ou de famille, une tendance identique en France où 45 % préfèrent consulter d’abord un médecin.
  • De tous les problèmes de santé bénins, les problèmes de sommeil et le stress font d’abord l’objet d’une consultation auprès de « Dr Google » avec une moyenne de 20 % des personnes interrogées, tous pays confondus, et de 48 % au Japon suivi de 23 % en Russie, 26 % aux États-Unis et 19 % en Allemagne.

Dans certains pays, le parcours d’automédication commence le plus souvent à domicile. Au Brésil, au Mexique et au Japon, les personnes interrogées sont plus susceptibles de discuter dans un premier temps avec des membres de leur famille, surtout en cas de maux de tête, de douleurs menstruelles, de diarrhée ou de constipation. Les Français, à l’inverse, sont les moins susceptibles de se tourner vers leurs amis en cas de problème de santé, quel qu’il soit.

Vivre avec des problèmes de santé bénins et y remédier

La journée mondiale de l’automédication, célébrée chaque année le 24 juillet, est l’occasion d’attirer l’attention sur l’automédication et les programmes de promotion de modes de vie sains qui existent dans le monde pour faire face à des problèmes de santé bénins comme les maux de tête, le rhume, le mal de dos, les allergies, les troubles du sommeil et le stress. Non seulement ces problèmes causent des douleurs et de l’inconfort, mais ils peuvent aussi avoir de nombreux autres effets sur la vie quotidienne.

Un nombre important de personnes ont en effet déclaré que les problèmes de santé bénins avaient des répercussions négatives sur leur vie, tant sur le plan physique que psychique. Par exemple :

  • Près de 41 % des personnes interrogées rapportent que ces problèmes de santé bénins ont eu un impact important sur leur confiance en soi – cette proportion est de 52 % pour les Russes, 48 % pour les Australiens et 46 % pour les Brésiliens et les Américains.
  • Près de la moitié des personnes interrogées déclarent que leurs problèmes de santé ont eu un impact important sur le niveau de stress ; cette proportion est supérieure aux États-Unis, au Mexique, en Australie et en Russie.
  • Les mêmes résultats sont observés lorsque les problèmes de santé en question affectent le sommeil cette fois encore les personnes qui rapportent le plus d’effets négatifs vivent en France, en Australie et aux États-Unis.

« L’impact global de ces problèmes de santé sur la vie quotidienne n’est pas négligeable. Le mois dernier, par exemple, 44 % des salariés se sont présentés à leur travail alors même qu’ils se sentaient mal, 75 % ont déclaré que leur productivité en avait pâti et 50 % que leur problème de santé avait un impact majeur sur leur aptitude à bien accomplir leur travail », souligne Alan Main. « Globalement, 26 % des salariés ont été contraints de prendre un jour de maladie le mois dernier à cause de l’un de ces problèmes de santé. Ce pourcentage s’élève à 40 % en Australie et à 28 % en Russie. Ce sont les Allemands qui ont pris le plus de jours de maladie – plus de cinq au cours du mois qui vient de s’écouler. »

Pour promouvoir une meilleure prise en charge personnelle de ces problèmes de santé, le rapport « Self Care: Be Your Best » recommande ce qui suit :
Rapport « Self Care: Be Your Best »

« En modifiant légèrement la manière dont les problèmes de santé mineurs sont perçus et pris en charge, nous pourrons apporter de grands changements dans la vie de la population mondiale », conclut Alan Main.

[1]Les participants à cette enquête vivaient en France, en Allemagne, en Italie, au Brésil, au Mexique, aux États-Unis, en Australie, au Japon et en Russie et ont été interrogés sur les maux de tête, les douleurs abdominales, les douleurs menstruelles, le mal de dos, la diarrhée, la constipation, l’indigestion, la toux, le rhume, les allergies, la grippe, les problèmes de sommeil et le stress. Les résultats de l’étude présentent un intervalle de confiance à 95 %.

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