6 juillet 2016

Sanofi Pasteur signe un accord de recherche portant sur un vaccin contre le virus Zika

 

Sanofi Pasteur signe un accord de recherche portant sur un vaccin contre le virus Zika

– Le Walter Reed Army Institute of Research va effectuer un transfert de technologie –

Paris, France – Le 6 juillet 2016 – Sanofi, et son entité mondiale vaccins Sanofi Pasteur, annoncent aujourd’hui un accord de collaboration en matière de recherche et développement (CRADA, pour Cooperative Research and Development Agreement) avec le Walter Reed Army Institute of Resarch (WRAIR), concernant le codéveloppement d’un candidat vaccin contre le virus Zika. D’après les termes de l’accord, le WRAIR cèdera à Sanofi Pasteur sa technologie relative au vaccin purifié à base de virus Zika inactivé (ZPIV), ce qui ouvrira la voie à une collaboration plus large avec le gouvernement américain.

L’accord inclut également la production de lots cliniques par Sanofi Pasteur, selon les bonnes pratiques de fabrication (BPF), pour les essais de phase II, ainsi que l’optimisation du processus en amont en vue d’améliorer la productivité, et la caractérisation du produit. Sanofi Pasteur établira une stratégie en matière de développement clinique et de réglementation.

Le WRAIR partagera les données concernant le développement de tests immunologiques destinés à mesurer les réponses en anticorps neutralisants suite à l’infection naturelle et à la vaccination avec le vaccin Zika inactivé purifié, ainsi que les échantillons biologiques générés au cours des études sur les primates non humains et les échantillons biologiques obtenus au cours des études de tolérance et d’immunogénicité du vaccin Zika inactivé purifié chez les humains. Le WRAIR, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) [Institut national américain des maladies allergiques et infectieuses – un des instituts nationaux de la santé des Etats-Unis] et la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA) [Autorité responsable de la recherche et du développement, rattachée au Bureau du secrétaire adjoint à la santé et aux services sociaux pour la préparation et la riposte] ont coordonné le développement préclinique du candidat vaccin, encouragés par les résultats des nouvelles études précliniques menées par le WRAIR et le Beth Israel Deaconess Medical Center1. Le NIAID sera le promoteur d’une série d’essais de phase 1 pendant que s’effectuera le processus de transfert de technologie.

« Nous avons recours à notre propre technologie, celle que nous utilisons pour le nouveau vaccin contre la dengue, mais nous voulons étudier plusieurs pistes pour pouvoir tester cliniquement un vaccin Zika dans les plus brefs délais. Cette collaboration passionnante avec le WRAIR devrait ainsi nous permettre d’avancer rapidement, » a déclaré David Loew, Vice-Président Exécutif, Sanofi Pasteur.  

John Shiver, Docteur ès sciences, Senior Vice-Président R&D chez Sanofi Pasteur a expliqué que, parallèlement aux travaux sur la technologie du WRAIR, Sanofi Pasteur effectue des études précliniques fondées sur la technique déjà développée avec succès pour ses vaccins contre l’encéphalite japonaise et contre la dengue. «  Les virus de la maladie à Zika, de l’encéphalite japonaise et de la dengue appartiennent tous à la même famille de virus (Flavivirus), sont transmis par le même type de moustique et présentent des similitudes au niveau génétique, et nous avons déjà homologué plusieurs vaccins contre ces flavivirus,» a-t-il souligné.

Mais comme l’a expliqué John Shiver, cette approche va demander plus de temps pour arriver au stade des essais cliniques ; c’est pourquoi Sanofi Pasteur s’est tourné vers des partenariats avec des experts extérieurs, de façon à disposer rapidement d’un candidat vaccin contre le virus Zika. « Cette stratégie répond à la fois à des objectifs à court terme et à long terme : collaborer pour arriver plus vite en phase d’essais cliniques et pouvoir proposer un vaccin dans la situation d’urgence que nous connaissons actuellement, et adapter notre propre technologie pour pouvoir assurer la production du vaccin pour les années à venir. »