03 Mars 2016

Sanofi Genzyme présente les résultats d'une étude de phase I/II d'un traitement expérimental de deuxième génération pour la maladie de Pompe

 

Sanofi Genzyme présente les résultats d’une étude de phase I/II d’un traitement expérimental de deuxième génération pour la maladie de Pompe

Paris, France – Le 3 mars 2016 – Sanofi et Sanofi Genzyme, son entité mondiale Médecine de spécialités, présentent aujourd’hui les données de NEO1, un essai clinique de phase I/II évaluant la nouvelle enzymothérapie substitutive expérimentale neoGAA chez 24 patients atteints de la forme tardive de la maladie de Pompe. Les données de sécurité et d’efficacité de cette étude, qui ont été présentées au WORLDSymposium 2016 à San Diego en Californie, justifient la poursuite du développement clinique de cette thérapie. Sanofi Genzyme prévoit au deuxième trimestre 2016 de commencer à recruter des patients dans un essai clinique pivot de phase III consacré à neoGAA.

La maladie de Pompe est une maladie neuromusculaire évolutive, invalidante et souvent fatale causée par un déficit ou dysfonctionnement génétique de l’enzyme lysosomale alpha glucosidase acide (GAA) qui affecte environ 50 000 personnes dans le monde. Les patients perdent fréquemment l’usage de la marche et doivent se déplacer en fauteuil roulant. Ils peuvent aussi présenter des difficultés respiratoires nécessitant la mise en place d’une assistance respiratoire mécanique.

Plan de l’étude

L’étude NEO1 était une étude de doses croissantes ouverte, multicentrique, multinationale, évaluant la sécurité d’emploi, la tolérance, la pharmacocinétique, la pharmacodynamie et explorant l’efficacité de perfusions de NeoGAA toutes les deux semaines chez des patients atteints de la forme tardive de la maladie de Pompe, naïfs de traitement ou traités par l’alglucosidase alfa (patients déjà traités). Les patients adultes présentant un déficit en alpha glucosidase acide qui pouvaient parcourir 50 mètres ou plus de manière autonome et sans s’arrêter, et présentaient, au départ, une capacité vitale forcée (CVF) supérieure ou égale à 50 % ont reçu une perfusion intraveineuse de neoGAA (5, 10 ou 20 mg/kg toutes les deux semaines) pendant 24 semaines. Dans le groupe naïf de traitement, 9 des 10 patients traités ont terminé le traitement. Dans le groupe de patients déjà traités, 12  des 14 patients traités ont terminé le traitement.

Données de sécurité

NeoGAA a été généralement sûr et bien toléré à toutes les doses administrées. Aucun décès ou effet indésirable grave engageant le pronostic vital n’a été déploré. Un patient a présenté un effet indésirable grave lié au médicament de l’étude caractérisé par une détresse respiratoire et une gêne thoracique, et a abandonné le traitement. Deux autres patients ont retiré leur consentement pour des raisons non liées à des effets indésirables. Globalement, 8 patients sur 10 (80,0 %) dans le groupe de patients naïfs de traitement et 12 patients sur 14 (85,7 %) dans le groupe de patients déjà traités ont présenté au moins un effet indésirable lié au traitement pendant l’étude. La majorité de ces effets indésirables ont été sans gravité, d’intensité légère à modérée, sans lien avec le médicament à l’étude selon l’évaluation réalisée. Les effets secondaires liés au traitement les plus fréquemment signalés qui ont été attribués au médicament à l’étude étaient les myalgies (douleurs musculaires) (7 épisodes rapportés par 2 patients), les céphalées (3 épisodes rapportés par 2 patients) et la fatigue (3 épisodes rapportés par 3 patients).

Efficacité exploratoire

Aucune corrélation clairement établie n’a été mise en évidence entre la réponse au traitement et les posologies administrées ou les groupes de traitement.  À la dose la plus élevée, soit 20 mg/kg, qui sera celle administrée dans le cadre de l’essai clinique de phase III, les valeurs de la capacité vitale forcée (CVF), de la pression maximale expiratoire (PEmax) et de la pression maximale inspiratoire (PImax),  exprimées en pourcentage de la valeur théorique, ont augmenté respectivement en moyenne ± ET de 6,2 ± 3,2 %, 12,0 ± 4,1 % et 7,9 ± 15,7 %, par rapport aux valeurs de départ à la semaine 25 chez les patients naïfs de traitement. Les variations correspondantes observées chez les patients déjà traités se sont établies 1,4 ± 5,7 %, 6,0± 21,8 % et -0,2 ± 6,9 %. Après 24 semaines de traitement à la dose de 20 mg/kg,  la distance parcourue (en mètres) en six minutes (test de marche de 6 minutes) a augmenté de 24,3 ± 23,0 m chez les patients naïfs de traitement et de 6,2 ± 64,3 m chez les patients déjà traités. 

« Les mesures de la fonction respiratoire sont des indicateurs cliniques importants chez les patients atteints de la maladie de Pompe », a expliqué le Dr Loren D.M. Pena, Ph.D., Professeur adjoint de pédiatrie à la Faculté de médecine de l’Université Duke et investigateur chargé de la coordination de l’étude. « Les tendances positives des données exploratoires recueillies pour l’ensemble des critères d’évaluation respiratoire (CVF, PEmax et PImax exprimées en pourcentage de la valeur théorique) donnent à penser que ce traitement permet d’améliorer et de stabiliser la fonction respiratoire des patients atteints de la forme tardive de la maladie de Pompe. Ceci, combiné aux données de sécurité, favorise la poursuite du développement de neoGAA. »

« Sanofi Genzyme investit depuis de nombreuses années dans la recherche sur la maladie de Pompe et dans le développement d’options thérapeutiques », a précisé Jorge Insuasty, Responsable du Développement Global.« Le profil de sécurité et les données d’efficacité exploratoires sont très encourageants et apportent la preuve de concept nécessaire à la poursuite du développement clinique de neoGAA, que nous prévoyons de concrétiser avant la fin de l’année dans le cadre d’un essai clinique de phase III. »