20 / 04 / 2018

Le changement climatique fait planer la menace d’une crise sanitaire majeur

 

Le changement climatique fait planer la menace d’une crise sanitaire majeur

Se préparer à l’augmentation des maladies causées par des changements d’origine humaine et s’employer à en atténuer les conséquences

Le 22 avril, lors de la journée mondiale de la Terre , les effets des plus visibles que le changement climatique aura à terme sur notre planète font souvent la une de l’actualité : érosion des zones côtières sous l’effet de l’augmentation du niveau des océans, sécheresses et canicules entraînant dans leur sillage la destruction des terres arables ou extinction d’espèces menacées. Tout aussi graves pourtant sont les effets invisibles du changement climatique, ceux qui font peser une menace aiguë et immédiate sur la santé humaine comme la brusque augmentation des maladies respiratoires et cardiovasculaires graves ou la rapide propagation des maladies à transmission vectorielle.

Ces menaces exigent des autorités de santé publique et des entreprises de santé qu’elles se préparent à faire face aux effets potentiels du changement climatique sur la santé et qu’elles s’emploient à atténuer les facteurs qui en sont à l’origine..

Car les effets délétères du changement climatique se font déjà sentir. Les phénomènes météorologiques dits extrêmes, comme les canicules prolongées, sont de plus en plus fréquents et ont des effets dévastateurs sur les personnes vulnérables comme les enfants, les personnes âgées et les populations des pays en développement, souvent privées d’accès à des services de santé d’urgence. Les modifications que subissent les habitats naturels favorisent pour leur part l’apparition de vecteurs de maladies, comme certaines espèces de moustiques, dans des pays  qui en étaient jusqu’alors exempts, exposant ce faisant de nouvelles populations vulnérables à certaines maladies comme le paludisme.

Un air de plus en plus irrespirable

Le changement climatique, de même que l’urbanisation galopante, favorisent également l’augmentation de particules fines dans l’atmosphère. Ces particules peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et contribuer non seulement au développement de cancers du poumon ou de certaines maladies cardiovasculaires, mais augmenter également la fréquence de certaines maladies respiratoires comme l’asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). De fait, on estime qu’environ 15 % des nouveaux cas d’asthme sont liés à la pollution atmosphérique.

L’augmentation de la pollution aux particules fines peut également engendrer des troubles respiratoires à long terme chez des personnes par ailleurs en bonne santé.

« Les personnes qui présentent une maladie respiratoire sont exposées à un risque immédiat d’aggravation de leur maladie et les enfants à une détérioration à terme de leur fonction respiratoire », explique Naimish Patel, Vice-Président, Responsable Développement Clinique Précoce, Immunologie et Inflammation de Sanofi Genzyme. « Parallèlement, les enfants qui grandissent dans des lieux très pollués présentent une altération de leur fonction respiratoire, ce qui est un facteur de risque de morbidité et de mortalité à l’âge adulte, lorsque la fonction respiratoire décline naturellement. »

Naimish Patel, Vice-President,
Responsable Développement Clinique Précoce,
Immunologie et Inflammation,
Sanofi Genzyme

Le changement climatique peut aussi contribuer à la propagation des plantes allergènes, prolonger la saison allergique et faire peser un risque supplémentaire sur les personnes souffrant par exemple de rhinite allergique. Selon le National Institute of Environmental Health Sciences des États-Unis, la concentration de pollens dans certaines régions doublera d’ici à 2040 et les allergies au pollen de l’ambroisie seront multipliées par deux en Europe, affectant  77 millions de personnes entre 2041 et 2060.

Planifier pour pouvoir faire face

Les effets potentiels du changement climatique sur la santé sont l’une des grandes raisons pour lesquelles les entreprises biopharmaceutiques comme Sanofi se sont jointes aux initiatives internationales de lutte contre le changement climatique et aux efforts visant à intensifier les préparatifs qui permettront de faire face à l’augmentation de la demande en traitements efficaces.

« Sanofi n’ignore rien des enjeux logistiques que soulèvent les catastrophes météorologiques, comme les inondations ou les ouragans, qui nécessitent de rapides adaptations surtout pour assurer la distribution de médicaments dans des conditions sous-optimales. Ces situations sont souvent prises en charge par la Fondation Sanofi Espoir. Sanofi mène également des recherches sur de nouveaux traitements contre les maladies à transmission vectorielle dont la répartition s’étend ou dont les cycles se modifient sous l’effet du changement climatique », explique Ophra Rebière, Vice-Présidente, Responsable de la Responsabilité Sociale de l’entreprise, Sanofi.

« Aligner les efforts de recherche afin de développer plus de traitements pour remédier aux effets du changement climatique sur la santé est au cœur de la mission du secteur pharmaceutique », ajoute Ophra Rebière. « Tout comme l’est l’étude de l’impact que la disparition potentielle de plusieurs espèces végétales ou organismes essentiels aura sur la production de certains médicaments et produits biopharmaceutiques. »

Ophra Rebière,
Vice-Presidente, Responsable de la
​responsabilité Sociale de l’entreprise,
Sanofi.

« Pour réduire son empreinte environnementale, Sanofi a également ajusté ses pratiques, à tous les niveaux de sa chaîne de fabrication et de distribution, y compris dans ses locaux administratifs. Son objectif est notamment de réduire de 50 % sur 10 ans ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025 et de neutraliser son empreinte carbone d’ici à 2050 », indique Jean-Christophe Bligny, Responsable global de l’environnement de Sanofi. « Nous nous engageons également à anticiper les risques environnementaux afin d’assurer la continuité de nos activités et d’éviter toute interruption dans la fabrication de produits pharmaceutiques et en particulier des médicaments essentiels », ajoute-t-il.

Jean-Christophe Bligny,
Responsabile global de l’environnement,
Sanofi.

Outre les coûts humains en termes de maladies et de souffrances, l’augmentation de la charge de morbidité causée par le changement climatique représente un fardeau financier significatif pour la société et un motif supplémentaire impérieux de combattre ce phénomène.

« Il y a dix ans, le Natural Resources Defense Council des États-Unis a mené une étude sur les coûts en termes de santé de six phénomènes météorologiques liés au changement climatique survenus aux États-Unis. Ces coûts ont été évalués à plus de 14 milliards de dollars », précise Ophra Rebière. « Cela donne une idée des effets et des coûts auxquels ces phénomènes vont nous exposer », ajoute-t-elle. « C’est en partie pour cela que la question est prise très au sérieux par un très grand nombre de pays et que des plans  et programmes d’action ont été mis en œuvre ou sont en cours d’élaboration. »