17 mai 2018

SANOFI : Accélérer la mise à disposition des innovations thérapeutiques grâce aux essais cliniques
Partie 2 sur 3

Deuxième partie : Faire évoluer les technologies et élaborer de nouvelles normes

 

SANOFI : Accélérer la mise à disposition des innovations thérapeutiques grâce aux essais cliniques
Partie 2 sur 3
Deuxième partie : Faire évoluer les technologies et élaborer de nouvelles normes

Temps de lecture approximatif : 3 minutes et 30 secondes

Pour les entreprises biopharmaceutiques qui cherchent à rationaliser la conduite de leurs essais cliniques, les « méga données » sont souvent synonymes de « méga défis ». Qu’il s’agisse de données génomiques complexes ou du flux ininterrompu de données patients générées par les capteurs ou les objets connectés, en matière d’essais cliniques, le volume de données est phénoménal et leur gestion une tâche souvent colossale – d’autant plus que leur saisie et leur analyse peuvent ralentir la conduite des essais et être sources d’erreur sachant que plus les essais sont complexes, plus il faut faire intervenir de partenaires.

Pourtant, certaines données sont essentielles pour qui veut mettre un nouveau traitement à la disposition des patients et même, de plus en plus, chercher à savoir s’il a plus de chances d’agir dans certaines catégories de patients, voire évaluer son potentiel dans le traitement d’une toute autre maladie. Pour toutes ces raisons et pour trouver des solutions à ces enjeux, les entreprises se tournent vers les nouvelles technologies.

Qu’il s’agisse de l’analyse très poussée des données ou de l’élaboration de normes régissant les échanges d’informations entre entreprises et sites d’essais cliniques, Sanofi et ses homologues s’emploient à mettre les nouvelles technologies au service de la rationalisation du traitement des données.  

« En matière de technologies numériques, le secteur biopharmaceutique se doit d’être à l’avant-garde », explique Karri Venn, Présidente de LMC Manna Research, un important réseau de sites de recherche clinique qui travaille en étroite collaboration avec Sanofi. « Il est essentiel que les entreprises comme Sanofi fassent preuve de souplesse et s’ouvrent à de nouvelles façons de faire. »

Les applications sont multiples et concernent différents aspects de la conduite des essais cliniques, comme le recrutement des patients où les réseaux sociaux et les algorithmes peuvent permettre d’identifier et de mobiliser de manière proactive un grand nombre de participants potentiels. Les objets connectés, qui génèrent de grandes quantités de données, peuvent aussi permettre la conduite d’essais cliniques « dématérialisés », une solution qui est au cœur de la collaboration que Sanofi a nouée avec Science 37. Contrairement aux essais cliniques traditionnels qui imposent aux participants de se présenter sur le site où se déroule l’étude pour les évaluations cliniques, les patients peuvent être suivis à distance, ce qui facilite la participation aux études et, en dernier ressort, écourte leur durée.

Sanofi a également commencé à utiliser une technologie pour identifier les centres de recherche les mieux à même de participer à ses études. Grâce à des collaborations avec TriNetX et InSite, Sanofi analyse les données tirées des dossiers de santé électroniques pour identifier en amont les sites où sont déjà traités un nombre important de patients réunissant les critères d’éligibilité des essais cliniques projetés.

Faire évoluer les normes du secteur

Outre les enjeux en matière de données que soulève chaque étude clinique, les sites de recherche clinique mènent souvent plusieurs essais cliniques de front, commandités par différentes entreprises biopharmaceutiques. En plus d’augmenter le volume de données de manière exponentielle, il faut savoir aussi que chaque commanditaire impose ses propres protocoles de formation, d’organisation et de collecte de données au personnel des sites, accentuant ce faisant l’inefficacité d’un processus qui aurait tout à gagner à être normalisé.

C’est dans cet objectif que Sanofi a rejoint une organisation baptisée TransCelerate qui a lancé une initiative visant à promouvoir l’utilisation d’un modèle de protocole commun. Ce modèle standard revient à centraliser les instructions relatives aux processus clés, comme la déclaration des événements indésirables, indépendamment de l’entreprise pharmaceutique commanditaire.

« Promouvoir la mise en place de normes est essentiel pour alléger le fardeau administratif qui pèse sur les sites de recherche médicale lors de la conduite des essais cliniques », explique Kelly Simcox, Responsable de l’Unité des études cliniques pour les Amériques de Sanofi. « Nous déployons des efforts significatifs pour élaborer des normes qui soient utiles à l’ensemble du secteur. Sans compter que cela permettra aux cliniciens de passer plus de temps avec leurs patients. »

Sanofi et d’autres membres de TransCelerate s’emploient également à créer un portail intégré sur lequel les entreprises peuvent échanger des informations sur les études cliniques avec les sites de recherche par le biais d’une plateforme unique, sécurisée et confidentielle. Autrement dit, le personnel des sites de recherche n’aura plus à utiliser (ni apprendre à utiliser) un système différent pour chaque commanditaire d’étude.

Alors que le secteur pharmaceutique cherche à réduire les délais entre découverte et mise à disposition des médicaments, une chose est sûre : les entreprises pharmaceutiques et les sites de recherche clinique devront unir leurs efforts pour continuer de progresser. Sanofi s’engage à œuvrer de concert avec ses homologues du secteur et les sites cliniques afin d’accélérer la conduite des essais cliniques pour le bénéfice des patients.

« C’est un échange de bons procédés », explique Karri Venn. « Les entreprises pharmaceutiques peuvent utiliser notre feedback et nous pouvons nouer de véritables partenariats avec celles ouvertes au changement afin de faire bouger les lignes et d’améliorer tout à la fois le vécu et les résultats cliniques des patients. »