5 juillet 2016

​Sanofi et Regeneron annoncent l’approbation au Japon de Praluent® (alirocumab) dans le traitement de l’hypercholestérolémie 

 

​Sanofi et Regeneron annoncent l’approbation au Japon de Praluent® (alirocumab) dans le traitement de l’hypercholestérolémie 

Paris (France) et Tarrytown (New York) – Le 5 juillet 2016Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals, Inc. annoncent aujourd’hui que le ministère japonais de la Santé, du Travail et de la Protection sociale a délivré l’autorisation de fabrication et de mise sur le marché de Praluent® (alirocumab) dans le traitement de l’hypercholestérolémie à lipoprotéines de faible densité (LDL-C) non contrôlée chez certains patients adultes atteints d’hypercholestérolémie, à haut risque cardiovasculaire.

Praluent est un anticorps monoclonal entièrement humain ciblant PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9). Au Japon, Praluent est indiqué dans le traitement des patients atteints d’hypercholestérolémie et d’hypercholestérolémie familiale à haut risque cardiovasculaire chez qui un traitement par statines (inhibiteurs de la HMG-CoA réductase) n’est pas suffisant. Praluent 75 mg et 150 mg sera disponible au Japon en seringues et stylos unidoses pré-remplis.

« L’hypercholestérolémie est un problème important au Japon où de nombreux patients ne parviennent pas à atteindre leur taux cible de cholestérol LDL malgré un traitement hypolipémiant », explique le Dr Jay Edelberg, Ph.D, directeur du développement cardiovasculaire de Sanofi. « Chez ces patients, Praluent pourrait être une option thérapeutique importante pouvant permettre de répondre à leurs besoins. »

Les données des essais ODYSSEY de phase 3 menés à l’échelle internationale ont montré des réductions uniformes et robustes du taux de cholestérol LDL chez les patients traités par Praluent comparativement à un placebo, en complément d’un traitement standard incluant des statines à la dose maximale tolérée. L’essai de phase 3 ODYSSEY JAPAN a évalué la sécurité et l’efficacité d’une dose de départ de 75 mg de Praluent toutes les deux semaines, comparativement à un placebo, chez des patients japonais atteints d’hypercholestérolémie primitive et d’hypercholestérolémie LDL d’au moins 100 milligrammes/décilitre (mg/dl) (ou d’au moins 2,59 millimoles par litre [mmol/l]). Tous les patients de l’étude étaient traités par statines avec ou sans autres traitement hypolipémiant. Les taux moyens de cholestérol LDL de départ des patients randomisés soit dans le groupe Praluent (141 mg/dl / 3,6 mmol/l), soit dans le groupe placebo (142 mg/dl / 3,7 mmol/l) étaient comparables. Les patients du groupe Praluent qui n’avaient pas atteint leur taux de cholestérol LDL pré-spécifié avec Praluent 75 mg à la semaine 8 (soit 2 patients sur les 140 ayant poursuivi le traitement au-delà de la semaine 12) ont reçu une dose de 150 mg de Praluent toutes les deux semaines à la semaine 12.

Dans le cadre de l’essai ODYSSEY JAPAN, les patients traités par Praluent, en plus d’un traitement de fond stable par statines, ont obtenu une réduction de 63 % de leur taux de cholestérol LDL à la semaine 24, contre une augmentation de 2 % chez les patients traités par placebo (p<0,0001, analyse en intention de traiter). La réduction du taux de cholestérol LDL des patients traités par Praluent s’est maintenue pendant la durée de l’essai. À la semaine 52, les patients du groupe Praluent présentaient un taux moyen de cholestérol LDL de 53,4 mg/dl (1,38 mmol/l), contre un taux moyen de cholestérol LDL de 135,6 mg/dl (3,51 mmol/l) pour les patients du groupe placebo (population en intention de traiter).

Dans le cadre de l’essai, Praluent a été généralement bien toléré avec un profil de sécurité acceptable. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés incluaient des rhinopharyngites (46 % pour Praluent contre 36 % pour le placebo), des douleurs dorsales (13 % pour Praluent contre 6 % pour le placebo) et des réactions locales au site d’injection (13 % pour Praluent contre 4 % pour le placebo).

« Les résultats de l’essai de phase 3 mené au Japon ont été conformes aux résultats de notre programme mondial ODYSSEY ayant évalué l’efficacité et la sécurité de Praluent chez les patients qui ont besoin de réduire davantage leur taux de cholestérol LDL », a déclaré Bill Sasiela, Ph.D., Vice-Président, Direction de programmes de Regeneron. « Dans l’essai ODYSSEY JAPAN, 99 % des patients traités par Praluent ont pu atteindre leur taux cible de cholestérol LDL tel que défini par la Société japonaise d’athérosclérose avec une dose de Praluent 75 mg toutes les deux semaines et maintenir ces réductions pendant toute la durée du traitement, jusqu’à la semaine 52. »

Dans le cadre de l’étude ODYSSEY JAPAN, les taux cibles de LDL-C étaient définis conformément aux recommandations thérapeutiques de 2012 de l’Association japonaise de l’athérosclérose (JAS), en fonction du risque d’événements cardiovasculaires des patients concernés. Selon ces recommandations, le risque d’événements cardiovasculaires est réputé élevé dès lors que les patients présentent des antécédents de coronaropathie, d’accident vasculaire ischémique (autre qu’une embolie cérébrale cardiogénique), d’artériopathie périphérique, de diabète et d’insuffisance rénale chronique, ou plusieurs facteurs de risque d’athérosclérose.

Dans les essais cliniques de phase 2 et 3 menés chez des patients japonais, des événements indésirables ont été observés chez 17 % (33 sur 193) des patients traités par Praluent 75 mg ou 150 mg. L’événement indésirable le plus fréquent a été les réactions locales au site d’injection pour 22 cas (11,4 %).

Praluent est également approuvé aux États-Unis, dans l’Union européenne, au Canada et au Mexique. L’effet de Praluent sur la morbi-mortalité cardiovasculaire n’a pas encore été évalué.

A propos de Praluent

Praluent inhibe la liaison de PCSK9 aux récepteurs au LDL-C et augmente ce faisant le nombre de récepteurs au LDL-C à la surface des cellules hépatiques, entraînant ainsi une diminution du cholestérol LDL (ou mauvais cholestérol) dans le sang.

En juillet 2015, Sanofi et Regeneron ont annoncé l’approbation de Praluent aux États-Unis comme traitement d’appoint au régime alimentaire et aux statines à la dose maximale tolérée afin d’obtenir une diminution supplémentaire du taux de cholestérol à lipoprotéines de faible densité (LDL-C) chez les adultes présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou une maladie cardiovasculaire artériosclérose clinique.

La Commission européenne a approuvé l’autorisation de mise sur le marché de Praluent en septembre 2015. Dans l’Union européenne, Praluent est approuvé dans le traitement de l’hypercholestérolémie primitive (hypercholestérolémie familiale hétérozygote [HeFH] et non familiale) ou de la dyslipidémie mixte de l’adulte en complément à un régime alimentaire : a) en association avec une statine, ou avec une statine combinée à d’autres hypolipémiants chez les patients qui ne parviennent pas à atteindre leur objectif en matière de cholestérol-LDL avec une statine à la dose maximale tolérée ou b) en monothérapie ou en association avec d’autres hypolipémiants chez les patients intolérants aux statines ou présentant une contre-indication aux statines.

♦ Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé sont invités à déclarer tout effet indésirable suspect.

Informations importantes sur le produit au Japon

Praluent est indiqué dans le traitement des patients atteints d’hypercholestérolémie familiale ou d’hypercholestérolémie, à risque cardiovasculaire élevé, dont le taux de cholestérol LDL n’est pas adéquatement contrôlé par des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase.

Précautions d’emploi au Japon

  1. Les patients doivent faire l’objet d’examens médicaux attentifs, y compris de tests confirmant la présence d’une hypercholestérolémie familiale ou d’une hypercholestérolémie non familiale avant de pouvoir prendre Praluent.
  2. Chez les patients présentant une hypercholestérolémie non familiale, l’utilisation de Praluent doit être envisagée en cas de risque cardiovasculaire élevé, fondé sur la présence de facteurs de risque confirmés (coronaropathie, embolie cérébrale non cardiogénique, artériopathie périphérique, diabète, insuffisance rénale chronique, etc.). Voir rubrique « Études cliniques ».
  3. L’efficacité et la sécurité de Praluent n’ont pas été établies dans l’hypercholestérolémie familiale homozygote. Le traitement par Praluent doit être soigneusement évalué et doit être arrêté en cas de non-réponse.   Voir rubrique « Précautions d’emploi (2) »

Posologie et mode d’administration au Japon

Pour les adultes, la dose initiale habituelle de Praluent est de 75 mg administrée par voie sous-cutanée une fois toutes les 2 semaines. En cas de réponse inadéquate, la dose peut être portée à 150 mg.

Précautions liées à la posologie et au mode d’administration au Japon

  1. Praluent doit être administré en complément d’un traitement par inhibiteurs de la HMG-CoA réductase. (L’efficacité et la sécurité d’une monothérapie par Praluent chez les patients japonais n’ont pas été établies.)
  2. En cas de recours concomitant à une LDL-aphérèse, le traitement par Praluent doit être programmé après l’aphérèse.